Alors que les réseaux sociaux permettent un échange rapide et massif des images, que devient le rôle du photojournalisme et de la photo de guerre?
Leur rôle informatif est noyé et perd ainsi e sa puissance. La source de ses images devient floue et quasi inexistante contrairemant aux médias plus “mainstream”.
Aujourd’hui, la photographie est tellement manipulée, dupliquée, partagée, déconstruite, reconstruite, que l’on en oublie la genèse de l’image et l’histoire qu’elle véhicule. On se demande à quelles informations elle nous renvoie.
Le public évolue dans sa lecture de l’image et d’une certaine façon est accoutumé à regarder l’horreur en face.
Draw me a war met le lecteur en position d’acteur. Dessiner en reliant les points le renvoie à une certaine candeur face à l’image, le ramenant à une vision dénuée de toute référence contextuelle, culturelle et sociétale.
Avec cette oeuvre, la volonté de l’artiste est de piéger le public en le ramenant à l’innocence de l’enfance dans un irrésistible jeu de points qui lui fait découvrir finalement la réalité crue du monde qui l’entoure.
On ne peut évoquer les conflits sans parler de frontières et de territoire. Relier les points, c’est y voir une ligne...une limite... Les dessiner nous oblige à prendre en compte l’existence d’une multitude de frontières qui définit une multitude d’autres identités.
À l’heure de la mondialisation et du cyber espace qui tente à supprimer les séparations, les guerres rendent plus visibles la notion de frontière. Acquérir le pouvoir par le territoire, c’est se protéger face à un monde de plus en plus imprévisible.
------------------ Impression jet d’encre, reliure spirale, 15 x 21cm, 20 pages Pour commander
While social media allows for a rapid and massive exchange of images, what becomes of the role of photojournalism and war photography?
Their informative role is obscured and thus, loses its power. The source of these images becomes blurred and almost nonexistent, unlike in more mainstream media. Today, photography is so manipulated, duplicated, shared, deconstructed, and reconstructed that we forget the image’s genesis and the story it conveys. We wonder what information it tells us. The public’s interpretation of images is evolving and, in a way, has become accustomed to confronting horror head-on.
Draw me a war places the reader in the position of an active participant. Drawing by connecting the dots evokes a certain innocence in the face of the image, leading to a vision devoid of any contextual, cultural, or societal references. With this work, the artist’s intention is to ensnare the audience by returning them to innocence of childhood in an irresistible game of connect-the-dots that ultimately reveals the harsh reality of the world around them.
Conflicts cannot be discussed without borders and territory. Connecting the dots reveals a line...a boundary...Drawing them forces us to consider the existence of a multitude of borders that define a multitude of borders that define a multitude of other identities. In this era of globalization and cyberspace, which attemps to erase separations, wars make the notion of borders more visible. Acquiring power through territory is a way to protect oneself against an increasingly unpredictable world.
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Inkjet printing, spiral binding, 15 x 21cm, 20 pages To order here